ENVOL POUR L'ILE MEURISSE
" A l'heure des idoles adulées, face à des génies et des nuls, au temps des démons ou des dieux fabriqués pour des yeux crédules, n'oublions jamais : quand on arrive dans la vie on est minuscules, on descend tous de la même molécule... "
Jean Claude Meurisse en sait un bout sur les mystères du corps et de l'âme humaine qu'il a étudiés longuement, avant de partir sur les routes du monde, des notes de musique au des bout des doigts, des mots au bout de la langue, préférant le confort spartiate d'une banquette de train latino-américain, d'un bus de brousse ou d'un pousse-pousse, à celui d'un divan.
Auteur, compositeur, chanteur, docteur, voyageur, et même entrepreneur, car pour créer des spectacles, gérer des structures associatives, des expéditions artistiques comme " Bons baisers de Jules Verne", organiser un concours international " Chansons sans frontières ", il faut avoir un certain sens de l'organisation.
Son nouvel album vient de sortir : quatorze titres, quatorze euros, on en a pour ses sous.
Alors Ok, je ne suis pas impartial puisque j'ai participé à l'écriture de trois textes et je suis fier de voir mon nom associé à cette équipe talentueuse. Qu'est-ce que mes mots apportent de plus à cet homme-orchestre dont la plume n'a rien à envier aux meilleurs auteurs ? Sans doute rien de plus mais quelque chose de différent, la vision du voyageur immobile.
L'essentiel est de ne jamais oublier qu'avoir son nom sur un disque est toujours un petit miracle.
Il y en a pour toutes les humeurs, chansons douces ou épicées, nonchalantes ou rythmées... piano, percus, violoncelle, sous la direction vocale de Sarah Sanders.
L'album s'intitule " Faut plus dormir " : " Avec deux amis, de Lahore à Luanda, en marchant dans le sable gris, j'ai vu la vie de ceux d'en bas "
" Les 24 heures du manque" : " J'veux bien être un cobaye, d'un régime extra-light, les 24 heures du manque, mais pour la bagatelle, j'préfère me faire la belle, pas question d'régime je me planque ".
" Pakistane " : " Comme elle est folle d'aimer le goût de ce soldat devenu fou, avec le talent pur d'avoir posé des fleurs sur l'insolente armure d'un camion-mitrailleur "
" Mick Jaguar" : " A Madagascar, on l'appelle Mick Jaguar, la star anglo-saxonne qui gueule comme un klaxon, A Madagascar, il se la joue star, se prenant pour le clone du grand chanteur des Stones "
" Lao Caï " : " Et je m'envole ou nul ne l'imagine, au bout du monde presque en Chine, Oh je m'envole dans un grand palais de bambou, où d'un sourire elle m'assaille, ma fiançée de Lao Caï, la plus belle fille de la muraille "
" Tchador " : " Et vous qui riez derrière vos tchadors, seules à pouvoir contempler vos corps, que complotez-vous derrière vos tchadors, attention à pas réveiller l'eau qui dort "
" Silence mauve " : " Moi qui nous voyais avec une maison rouge, des citrons verts, au bord de la mer, un bébé doux entre nous, Pourquoi fais-tu comme Antigone, à te cacher derrière les murs, à murmurer des mots durs, You are still mi amor, you are still mi amor "
" Dans les bras de Morphine " : " Quand je lirai fin au bout d'la dernière page, sur l'écran noir depuis mon strapontin, attendre j'aurai pas l'courage, je f'rai la sieste comme un latin, j'irai dormir dans les bras de Morphine, pour une balade anodine, oui dormir dans les bras de Morphine, retrouver peut-être Marylin "
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Par Mi, Samedi 21 Juin 2008 à 18:00 GMT+2 dans CHANSON (article, RSS)







