PIERRE ET LE LOUP A SAINT-PETERSBOURG (3)
La suite de l'adaptation gaftonienne de Pierre et le loup, c'est la version originale du manuscrit car dans le livre certains passages ont été supprimés pour des raisons de mise en page.
Gafton poursuit sa découverte de la ville de Pierre le Grand, il la compare à une ville en bonbon... Hum !
PIERRE ET LE LOUP A ST PETERSBOURG (3)
Une cloche retentit, l'arrachant à ses pensées ; elle sonnait minuit. Le clown s'agita et regarda dans toutes les directions.
« On cherche quelque chose fringant jeune homme ? », fit une voix grave et profonde.
Gafton sursauta. A quelques pas de là se dressait une imposante statue : un cavalier de bronze dont le cheval, cabré vers le ciel comme s'il s'apprêtait à franchir une haie d'étoiles, piétine un serpent.
- Oui, c'est moi qui t'ai parlé, fit le sévère cavalier. Approche un peu, n'aie pas peur ! Eh bien ?
Gafton avança lentement et dit :
- Je... je me disais que cette ville était en bonbon et que peut-être vous étiez vous-même en caramel...
- Ah, ah, ah ! s'esclaffa le cavalier, tu t'y casserais les dents. Sais-tu qui je suis ? Je suis Pierre Ier, le tsar qui a fondé cette ville. On m'a surnommé Pierre le Grand... et non pas Pierre le confiseur !..
- Ben euh..., bredouilla Gafton, excusez-moi monsieur le tsar, je suis vraiment confit euh... confus. Je me présente : Gafton, je suis clown chanteur et je viens de Ludonie.
- J'ai bien compris que tu étais un artiste, dit le tsar.
- Ah bon ?.. s'étonna Gafton.
L'index pointé vers le clown comme pour désigner son costume, le tsar ajouta :
- Avec un pareil accoutrement... je me doute bien que tu n'es ni banquier ni militaire. Heureusement que c'est l'été parce qu'en hiver avec des couleurs aussi vives, tu ferais fondre la neige.
- C'est vrai qu'il est bizarre votre été ici, il fait jour même la nuit, j'ai jamais vu ça.
- Ca s'appelle « Les nuits blanches », fit le tsar.
Par Mi, Mercredi 6 Fevrier 2008 à 21:04 GMT+2 dans JEUNE PUBLIC (article, RSS)






