Je ne tiens pas mes promesses, je sais, mais les projets s'accumulent et le temps me manque pour vous parler comme promis, de mes "Rencontres d'Astaffort".
Alors selon l'expression chère à Francis Cabrel : Allez, on embarque !
J'ai débarqué un samedi matin d'octobre dans ce paisible et malgré tout célèbre village du Lot-et-Garonne. Accueilli la cafetière à la main par les membres de Voix du Sud, je me suis senti rajeuni d'un coup car mes meilleurs potes de l'armée étaient du Sud-Ouest. J'avais l'impression d'arriver chez des cousins.
A midi, les vingt heureux élus étaient tous réunis autour du repas, ne me demandez pas le menu mais rassurez-vous, il n'y a pas eu de réclamations.
Vingt "astagiaires" à être arrivés au bout du parcours du combattant, sur quatre cents candidats, on pouvait se sentir... fiers ? non même pas, nous étions trop heureux pour ça. Simplement heureux de nous retrouver là, auteurs, compositeurs, interprètes pour une aventure de dix jours, hors du commun.
Début d'après midi, arrive Richard Seff, le directeur de l'époque, il nous trace la feuile de route. Richard et son frère Daniel, Toulousains, peu connus du grand-public et pourtant... ils ont commis les tubes de Gérard Lenorman, découvert Cabrel, Jean Pierre Mader, Images...
Mais avant de faire des tubes, faut écrire des chansons, et pour ça il faut former des équipes. Quatre équipes composées chacune de deux auteurs, deux compositeurs, un interprète qui aura la lourde charge de porter le chef-d'oeuvre sur scène lors du spectacle final, le samedi suivant.
On se regarde, on se choisit vite fait comme si le hasard était aux manettes ; entre nous, le hasard des rencontres, j'y crois guère. Surtout pas à Astaffort.
Et puis quand on se retourne, appuyé au mur de la salle, on voit un type longiligne, les yeux bleus, pâle au naturel, en jean et Converse. Une sorte de poète moderne qu'on verrait de temps en temps à la télé. Oui, il est là, à deux pas de nous, sans barrières, sans flics, sans photographes, sans manager ni musiciens, avec tell'ment de "sans" qu'on a du mal à croire que c'est bien lui, et pourtant si, puisque la porte de la cabane au fond du jardin est ouverte. Oui, c'est Francis Cabrel.
Grande discussion sur le métier, questions-réponses. Ensuite chaque équipe s'isole dans une salle et le travail peut commencer.
Allez, la suite au prochain numéro... Pour patienter, vous pouvez écouter " Le petit vélo ", chanson écrite et composée à Astaffort. Interprétée par la très originale Cathy Martin, du groupe " Les Douglas's".
Le peti vélo